Journée mondiale des réfugiés. Lancement de l’ouvrage “La migration forcée au Canada”

Le 20 juin, nous célébrons la Journée mondiale des réfugiés. Cette journée met en lumière les droits des personnes déplacées, qu’elles soient réfugiées, demandeuses d’asile ou déplacées internes, mais aussi les défis auxquels elles font face. La dernière décennie a été marquée par un nombre record de personnes déplacées dans le monde mais aussi par des politiques qui remettent en question l’accueil de ces personnes, incluant des politiques canadiennes et québécoises. C’est un enjeu complexe sur lequel il est important de bien s’informer. L’ERIQA a choisi cette journée pour vous présenter une capsule vidéo sur l’ouvrage collectif La migration forcée au Canada, codirigé par Adèle Garnier, membre de l’ERIQA, directrice générale du CELAT et professeure agrégée au département de géogaphie à l’Université de Laval et Sarah Dupuc, chercheuse indépendante. La publication est une adaptation en français de Forced migration in/to Canada (McGill-Queen’s University Press, 2024), un livre dirigé par Christina Clark-Kazak.

Résumé de l’ouvrage: « Les migrations forcées ont façonné la création du Canada en tant qu’État colonisateur et de peuplement. Elles constituent une caractéristique déterminante de nos réalités nationales et mondiales contemporaines. De nombreuses personnes au Canada ont une expérience directe ou indirecte de la réinstallation et de la protection des réfugiés, de la traite des personnes et des déplacements causés par le changement climatique. La migration forcée au Canada est une ressource d’envergure dans le domaine en plein essor des études sur les migrations. L’ouvrage s’appuie sur des perspectives disciplinaires multiples. Des auteures et auteurs issues des mondes de la recherche, de la pratique et des savoirs autochtones mettent en lumière les expériences vécues de déplacement et les politiques migratoires à tous les paliers – municipal, provincial, territorial et fédéral – avec une attention particulière portée à l’expérience québécoise et aux minorités francophones du Canada. Depuis les premiers déplacements d’Autochtones et le colonialisme de peuplement, en passant par l’esclavage des Noirs jusqu’à l’apatridie, la traite des personnes et la migration climatique, les chapitres montrent comment la migration humaine est façonnée par des identités et des structures qui se recoupent. Les discussions sur le handicap, la race, la classe, l’âge social et l’identité de genre sont particulièrement novatrices. Situant le Canada dans le cadre de tendances, de normes et de structures internationales plus larges – à la fois passées et présentes – La migration forcée au Canada fournit des outils incontournables pour évaluer les informations émanant des journalistes, des représentants du gouvernement, des collègues et d’organisations non gouvernementales. L’ouvrage propose également de nouvelles pistes d’enquête, de discussion, de recherche et d’action. »

“La migration est d’importance politique et sociale et fait l’objet d’une désinformation, d’une politisation et d’une criminalisation généralisées. Cet ouvrage constitue un point d’entrée dans la recherche actuelle sur une variété de sujets
et propose des sources d’informations complémentaires fiables.” (p.5)

Retrouvez l’ouvrage sur le site des Presses universitaires McGill-Queen’s. Visionnez notre capsule et les autres épisodes de la série Tout sur l’immigration sur notre chaîne youtube. Bonne écoute et bonne lecture!