Jeudi dernier, le 23 avril, des membres de l’ÉRIQA ont participé à l’« Atelier sur l’externalisation du contrôle des migrations au Canada et ailleurs ». Cet évènement bilingue, sous la direction de Gamze Ovacik et François Crépeau, a été organisé par la Faculté de droit et le Centre sur les droits de la personne et le pluralisme juridique de McGill. L’ÉRIQA a appuyé sa tenue, en collaboration avec la Faculté de droit de l’Université de Toronto et le McGill Refugee Research Group. Cet atelier s’est déroulé sur une journée autour de trois panels réunissant les contributions de 11 auteurs provenant d’universités québécoises et d’ailleurs, avec pour thème commun l’externalisation des frontières.
Notre membre, Luna Vives (département de géographie de l’Université de Montréal) a présenté les avancées de ses recherches sur l’utilisation de technologies avancées pour la surveillance constante et l’externalisation des frontières, à travers le cas du projet “AGAMENON”. Sa recherche en cours explore comment ce projet en Espagne, dont l’objectif initial était humanitaire, sur la base de la collecte des informations sur les traversées de mineurs non accompagnés par l’Atlantique, a évolué pour devenir un outil d’externalisation des frontières. D’autres auteurs ont notamment discuté de l’Entente sur les tiers pays sûrs entre le Canada et les États-Unis, du rôle de la diplomatie dans la gestion de l’asile au Canada, ou encore de l’externalisation des frontières comme défi pour l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.
De même, Catherine Xhardez, directrice de l’ÉRIQA, a agi à titre de présidente (chair) et d’intervenante lors du troisième panel. Celui-ci réunissait les travaux d’auteurs portant sur l’externalisation dans d’autres contextes, analysant précisément les cas d’une clinique juridique aux États-Unis, la discussion autour du concept de “pays sûr” dans le contexte de la Colombie, et l’externalisation du contrôle frontalier dans le cas de l’État du Chiapas, au Mexique.
Après une journée remplie de discussions enrichissantes, l’événement s’est conclu par des échanges sur la poursuite du travail collaboratif. L’ÉRIQA sera ravie de partager les suites de cette rencontre ainsi que les recherches de nos membres sur l’externalisation, que vous nous invitons à suivre.


